vendredi 19 décembre 2008

Après les fêtes

Mardi 13 Janvier 2009
Du fait d'un empêchement de T. Bisson, initialement programmé à cette date.

Olivier Codou (Université de Nice Sophia Antipolis):

"Comment le corpus culturel libéral conditionne notre perception de l'environnement ?"

Cette intervention se proposera d'analyser la manière dont une idéologie influence notre perception sociale. Après avoir identifié certains facteurs constitutifs du corpus culturel libéral nous verrons comment, en se diffusant dans notre quotidien, ces facteurs modèlent, appareil cognitif, comportements et jugements.


Bonnes vacances et bonnes fêtes à tous.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci beaucoup à Olivier pour cette conférence qui laisse de nombreuses questions en suspens.

Je souhaiterais avoir une précision sur la méthode employée lors de l'expérimentation concernant les valeurs attachées au libéralisme.

Est ce que le panel des 200 personnes questionnées pour connaître les mots qu'elles mettaient derrière libéralisme était un panel d'étudiants, de cadres, d'employés, de femmes, d'hommes ou autres "catégories" ou est ce qu'il s'agissait d'un panel représentatif de la population française?

Comment la notion de libéralisme leur a été proposée? Y-a-t-il eu, au préalable, un rappel des différentes conceptions du libéralisme tel que vous nous l'avez proposé ou est ce que libéralisme était entendu tel que nous le concevons aujourd'hui, essentiellement, collectivement, à savoir libéralisme économique?

Je souhaitais également revenir sur la notion de "conscience", la publicité s'adresse à des personnes plus ou moins "conscientes" des méfaits liés aux valeurs qui tendraient à l'individualisme. Je suis particulièrement inquiète concernant les enfants. La publicité et les messages qu'elle véhicule ne s'adressent pas uniquement aux consommateurs potentiels du produit "client".
Ex les publicités vantant les mérites d'une voiture sont également écoutées par des enfants....
Finalement la fin de la pub sur les chaînes publiques pourrait être un mal pour un bien (à la condition que les dits enfants ne regardent que les chaines du service public!)
Nathalie

Olivier a dit…

bonjour Nathalie,

Dans la littérature, est associé au libéralisme des valeurs d'affirmation de soi, d'autonomie, de pouvoir...

j'ai voulu vérifier cela en utilisant une méthode "d'association libre". Les sujets expérimentaux (étudiants et tout-venants) devaient se prononcer sur ce qu'évoquaient pour eux la notion de libéralisme sur les plans économique et philosophique. Je n'ai pas obtenu de différence pertinente dans cette distinction. Autrement dit cela confirme que la représentation de ce terme est brouillée. Je n'ai fait aucun rappel pour ne pas biaiser ou parasiter leurs réponses.

En outre, de nombreuses études ont montré que les enfants sont plus sensibles aux messages publicitaires. Des neuropsychologues pourraient en parler mieux que moi mais il semblerait que la plasticité cérébrale des enfants les rendent plus influençables. Pour ces raisons des lois ont été votées pour contrôler les publicités qui encadrent les programmes pour enfants. il semblerait notamment qu'un enfant ne fasse pas de différence entre les personnages du dessin animé et les personnages mis en scène dans les messages publicitaires encadrant le dessin animé. Les publicitaires "utilisent" cette fragilité en créant des personnages publicitaires ressemblant anormalement aux héros du dessin animé

Quoiqu'il en soit d'un strict point de vue psychologique c'est à dire en ne tenant pas compte des aspect économiques : la suppression de la publicité en diminuant les sources d'influences non-conscientes ne peut être que bénéfique. Il reste néanmoins à analyser les nouveaux vecteurs de pub type téléphones portables ou internet

En espérant avoir répondu à tes questions
cordialement
Olivier

Anonyme a dit…

Merci beaucoup Olivier pour tes réponses.
Nathalie